L'orgue

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Re: L'orgue

Message par Nathalie belcantiste le 08.11.17 12:47

Merci Antoine pour ce choix musical ainsi que la biographie de ce compositeur pour orgue injustement oublié. Il est mort au même âge que Mozart. C'est triste de vivre si peu de temps.
Passe une bonne journée à très bientôt.
Bisous
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Re: L'orgue

Message par AntoineOrgue le 08.11.17 13:01

Toccata De Eugène Gigout


Biographie De Eugène Gigout:

Il reçut sa première formation musicale à la cathédrale de Nancy, comme choriste. Élève à l'École Niedermeyer de Paris à partir de 1857, il eut Clément Loret et Camille Saint-Saëns comme professeurs. Il devint à son tour professeur dans cette école (en écriture, piano et orgue), puis succéda à Alexandre Guilmant à la classe d'orgue du Conservatoire de Paris en 1911, juste avant son élève Marcel Dupré. Il fut organiste à l'église Saint Augustin à Paris pendant 62 ans. L'œuvre d'Eugène Gigout n'est pas entièrement vouée à l'orgue. Parmi ses œuvres célèbres pour orgue, on peut citer la Toccata en si mineur et le Scherzo en mi majeur des Dix Pièces pour orgue de 1890, le Grand Chœur dialogué (1881), Cent Pièces brèves dans la tonalité du plain-chant (1889), Album grégorien (1895), Cent Pièces nouvelles (1922), les Poèmes mystiques (1903).

L'écriture en est fortement classique (respect des strictes règles traditionnelles du contrepoint et de l'harmonie), mais le plain-chant grégorien fut pour Gigout un moteur en ce qui concerne la mélodie.

Il est l'oncle par alliance et le père adoptif du compositeur et organiste Léon Boëllmann.

Il est inhumé au cimetière Montmartre avec son épouse Caroline-Mathilde Niedermeyer (1842-1890), fille du compositeur Louis-Abraham Niedermeyer et son neveu Léon Boëllmann.
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Re: L'orgue

Message par Nathalie belcantiste le 08.11.17 13:09

Merci pour cette nouvelle musique très enrichissante.
Je vais essayer de trouver sa composition "les poèmes mystiques" rien que le titre me plaît.
Bisous
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Re: L'orgue

Message par Nathalie belcantiste le 08.11.17 13:26

Voici ma musique du jour :



Hélas je ne suis pas aussi connaisseuse que toi donc je ne poste que des compositions que je connais

Bisous

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Re: L'orgue

Message par AntoineOrgue le 08.11.17 21:36

Allé on enchaîne les Toccata aujourd’hui Toccata de Louis Vierne

Histoire de L'orgue de Notre Dame De Paris:

L'orgue médiéval: 1403-1730 L'histoire des instruments de Notre-Dame de Paris commence vers 1250. Le premier instrument fut suspendu en nid d'hirondelle sous une fenêtre haute de la nef. Vers les années 1400, on décida de placer un second instrument sur une haute et étroite tribune de pierre au-dessus du grand portail ouest alors que l'ancien orgue continuait d'être utilisé. Ce nouvel instrument de Frédéric SCHAMBANTZ fut achevé le 25 octobre 1403. Une vaste restauration débute en 1473 qui durera cinquante ans. L'instrument connaît alors diverses modifications et améliorations et un grand nombre de tuyaux sont restaurés. En 1609, on ajoute un second clavier en supprimant, pour le placer, le pédalier et sa mécanique. L'instrument possède alors les trois sonorités normales: un plenum, une série de flûtes et une batterie d'anches, soit probablement un peu moins de 2000 tuyaux. Un troisième clavier est ajouté en 1620 et un quatrième, en 1672. Aujourd'hui il ne reste plus que douze tuyaux de l'orgue médiéval. L'orgue classique: 1730-1838 Lorsqu'en 1730 la décision est enfin prise d'acquérir un orgue neuf, la France est entrée dans le "siècle des lumières" et l'ébénisterie médiévale doit disparaître. Ces travaux sont confiés à François THIERRY. L'instrument fut entièrement repensé: les claviers neufs ont 50 notes, ut1 à ré5: aux quatre claviers classiques, on ajoute, en troisième position, un clavier de Bombarde, ce qui est encore une nouveauté. Le Grand-Orgue compte une Montre 32' et un Plein Jeu sur 4 registres. La batterie comporte une Bombarde et une seconde Trompette. Les divisions du Récit et de l'Écho sont comme d'habitude. La pédale est renforcée. Le grand buffet neuf, à la mode du temps et dans un style Louis XV non encore dégagé de la raideur du grand siècle, est placé beaucoup plus haut et cache une partie de la rosace ouest. Cet orgue sera utilisé pendant cinquante ans. En 1783, François-Henri CLICQUOT intervient. Pour disposer de plus de place dans le Positif, un nouveau buffet de style Louis XVI fut construit par CAILLOU. Tous les jeux de ce clavier furent refaits à neuf, sauf le Bourdon 8' et le Cornet, alors qu'un Bourdon 16' fut ajouté et une Flûte 8' vint prendre la place de celle de 4'. Au Grand-Orgue, la plupart des tuyaux en étain furent remplacés sans changement au plan sonore. Pour avoir une Flûte 8', on envisagea seulement de déboucher le Bourdon alors que les anches furent entièrement refaites. Une Trompette fut ajoutée au clavier de Bombarde. L'Écho fut reconstruit à la manière de CLICQUOT : Flûte, Bourdon, Trompette et Clairon. La pédale fut de nouveau renforcée. Quant au buffet, il fut agrandi jusqu'aux murailles par des panneaux de style Louis XVI surmontés de grands palmiers de bois. Pendant la Révolution, l'orgue fut utilisé pour des fêtes diverses mais, bien que menacé par des arrêtés révolutionnaires, l'instrument n'eut à souffrir que des années d'abandon comme ce fut le sort de la plupart des orgues en France. Il faut noter seulement la destruction à la hache des ornements qui rappelaient la monarchie et des fleurs de lys qui ornaient les mascarons à la base de deux des colonnes des buffets. Dès 1828, l'état général laissait beaucoup à désirer. Quelques années plus tard commençaient les travaux de restauration du bâtiment par Viollet-le-Duc et Lassus. La poussière dans les tuyaux, la fatigue d'une soufflerie trop dure, la pluie et le vent s'engouffrant dans les verrières en réfection amenèrent le dernier des Dallery, Louis-Paul à proposer une mise au point avec de modestes modernisations dans la soufflerie. L'orgue symphonique Comme les travaux d'architecture absorbaient encore tous les crédits, Viollet-le-Duc commanda un instrument digne d'une cathédrale, mais sans luxe ni vaines recherches et en utilisant, le plus possible, le matériel existant. Le projet d'un "instrument de premier ordre à quatre claviers et pédalier suffisant pour les dimensions de l'église" naquit en 1862. En juin 1864, les travaux de restauration débutèrent sous la direction d'Aristide CAVAILLE-COLL. Celui-ci regrette l'absence du Positif (supprimé par Viollet-le-Duc) et que la tribune ne puisse être abaissée. Il avance le grand buffet pour gagner de la profondeur et disposer les sommiers en étages. L'ensemble des jeux est appelé à former un tutti où tout est conçu pour se marier ensemble, donner une grande puissance et remplir l'immense vaisseau. De là, l'introduction des mixtures progressives et de mutations jusqu'aux septièmes avec étagement par clavier pour assurer une liaison intime entre les fonds et les anches et leur donner, en même temps, de l'éclat. Par l'adoption de vents séparés et de pressions différenciées entre les plans sonores et entre les basses et les dessus d'un même plan, il permet d'assurer une harmonie ascendante. Pour alléger la transmission mécanique, il fait appel, comme à Saint-Sulpice, à la machinerie de leviers pneumatiques imaginée par l'organier anglais Barker en 1839. L'orgue de Notre-Dame fut joué à Noël, hors-concours, dans le cadre de l'exposition universelle de 1867. Une commission internationale fut chargée de la réception officielle de l'instrument qui eût lieu en février 1868. Selon les registres du chapitre, la bénédiction de l'instrument a eu lieu le vendredi 6 mars à 7 heures du soir par l'archevêque de Paris, Mgr Georges Darboy. Celui-ci a béni le nouvel orgue de son siège, pendant qu'un vicaire , monté à la tribune, jetait l'eau bénite sur l'instrument. En 1904, Charles Mutin effectue un relevage. Louis Vierne, nommé en 1900, demande à ce que la Clarinette et la Dulciane du Récit soient remplacés par un Diapason 8', une Octave 4' et une Fourniture IV. Les basses harmoniques des Bombardes et des Trompettes du Récit sont remplacées par des tailles réelles. C'est un premier infléchissement néoclassique. L'orgue moderne En 1924, la soufflerie est électrifiée. En 1932, Joseph BEUCHET effectue un second relevage avec modification de jeux: à la Pédale, ajout d'un Violoncelle 16' et d'un Bourdon 8'; au Grand-Chœur, une Flûte 8'; au Récit, une Cymbale prit la place du Nasard qui passa au Positif à la place du Piccolo. Sous la direction de Pierre COCHEREAU, l'orgue subit, en 1963, les modifications suivantes (intervention de Jean HERMANN et Robert BOISSEAU): la pédale est portée à 30 jeux par l'addition d'une Petite pédale de 11 jeux; création d'un Plénum de 32' dans la tradition classique entraînant un réaménagement du Plein Jeu aux 5 claviers; création d'un Grand Choeur d'anches plus puissant et un peu "classisé"; création d'un petit Récit classique de 2 jeux; suppression des machines Barker, nouvelle console, transmission électrique, combinateur électronique. En 1989, le Ministère de la Culture décide d'entreprendre une restauration complète et une modernisation de la traction. Le contrat est attribué, en 1990, à Jean-Loup BOISSEAU et à son associé Bertrand CATTIAUX. La restauration de l'orgue de Notre-Dame a réuni deux mondes jusque-là étrangers l'un à l'autre: la facture d'orgue (Maisons BOISSEAU, EMERIAU, GIROUD) et l'informatique (Maison SYNAPTEL). D'une part, un artisanat de haut niveau, celui d'un pays dont le patrimoine organistique est très riche et où la politique de restauration des orgues anciens, poursuivie tant par l'État que par les municipalités, a permis de former des facteurs d'une compétence internationalement reconnue. D'autre part, le monde des ingénieurs, intégrateurs de systèmes informatiques dans l’aéronautique, l’astronautique ou les télécommunications. Près de 900 tuyaux de bois sont nettoyés à la brosse, au compresseur, repeints et reteintés; 7000 autres sont nettoyés par ultrasons dans un bain d'eau neuve; les Principaux du Grand Orgue et du Positif ont été repavillonnés; ajout de chamades 8' et 4' au Grand-Orgue ainsi que divers accessoires. Réfection de la console et de l'ensemble des transmissions par SYNAPTEL : gestion purement numérique grâce à sept ordinateurs. Avec ce système unique au monde, l'organiste peut mémoriser, travailler et restituer son interprétation. Il peut régler la valeur d'enfoncement de la touche qui correspond au seuil de déclenchement de la soupape. Il dispose d'un logiciel d'édition et de génération de combinaisons qui lui permet de créer, de modifier, de mémoriser, sur disquettes, une infinité de collection de combinaisons. Avec la passerelle MIDI, il peut, après avoir joué, s'écouter afin d'évaluer son jeu ou sa registration
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Re: L'orgue

Message par Nathalie belcantiste le 08.11.17 21:44

Merci pour cette belle et impressionnante découverte musicale.
Et merci aussi pour ce long texte qui raconte l'évolution de l'orgue de Notre Dame de Paris.
Qu'est ce qu'une passerelle Midi ? Il faudrait que tu me fasses un cours un jour prochain.
Bisous et bonne fin de soirée
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Re: L'orgue

Message par AntoineOrgue le 09.11.17 16:35

Prelude, fugue et variation César Franck



En 1830, son père l'inscrit au Conservatoire de Liège où il remporte, en 1834, les grands prix de solfège et de piano. De 1833 à 1835, il fait des études d'harmonie chez Joseph Daussoigne-Méhul, un neveu d'Étienne Nicolas Méhul (1763-1817), qui a enseigné au Conservatoire de Paris. Encouragé par ses succès musicaux, son père organise, au printemps 1835, une série de concerts à Liège, à Bruxelles et à Aix-la-Chapelle.

La même année, la famille déménage à Paris. César devient à cette occasion l'élève d'Antoine Reicha (qui avait été notamment le professeur de Berlioz, Liszt et Gounod). Entré au conservatoire de Paris en 1837, il remporte d’abord, en 1838, le premier prix de piano de manière extraordinaire, comme le relate la presse de l’époque : « Après avoir décerné tout d’une voix le premier prix à M. Franck, le jury est de nouveau entré en délibération, et M. Cherubini est venu dire : "Le jury ayant décidé que M. Franck était hors ligne, personne ne devant partager avec lui, on donnera un second premier prix à ceux qui auront mérité le prix ordinaire." [...] Ce qui a motivé l’espèce de grand prix d’honneur, qu’on a accordé à M. Franck, concourant pour la première fois, c’est, outre sa brillante exécution, la manière ferme et sûre dont il a déchiffré et transposé le morceau que les exécutants sont obligés de jouer à première vue. Le jeune artiste qui a ainsi doublé les difficultés du concours, méritait à juste titre d’être distingué [...]. »2 César Franck avait superbement joué le difficile concerto en si mineur de Hummel, mais avait surtout transposé à vue le morceau imposé de si bémol à do3.

Le jeune César obtient ensuite le premier prix de contrepoint (1840) et le second prix d'orgue (1841, dans la classe de François Benoist). Son père étant désireux de le voir embrasser une carrière de pianiste virtuose, il doit quitter contre son gré le conservatoire en 1842, sans avoir eu l'occasion de participer au prestigieux Prix de Rome.

Franck se consacre alors à la composition : il publie ses trios op. 1 en 1843, commence la rédaction de son oratorio Ruth et entreprend sous la pression de son père, qui fait également office d'impresario, une série de concerts en Belgique, en Allemagne et en France.

En 1845, le jeune homme décide de rompre avec son père et retourne à Paris, où il passera le reste de sa vie. Il compose un poème symphonique, Ce qu'on entend sur la montagne, et travaille à un opéra, Le valet de la ferme.

De 1845 à 1863, il participe à tous les concerts de l'Institut musical d'Orléans, en tant que pianiste accompagnateur. Cela est indiqué sur une plaque posée dans le hall de la salle de l'Institut, au bas du Conservatoire à rayonnement départemental d'Orléans.

En 1853, après un passage à l'église Notre-Dame-de-Lorette, il devient organiste à l'église Saint-Jean-Saint-François du Marais. Ayant été inspiré par le jeu de Jacques-Nicolas Lemmens, il est encouragé à perfectionner son jeu de pédales et à développer ses techniques d'improvisation.

Il devient l'organiste de la nouvelle église Sainte-Clotilde ,où il inaugure en décembre 1859 un des plus beaux instruments du facteur d'orgues Aristide Cavaillé-Coll. Il en restera le titulaire jusqu'à sa mort.

En 1871, il est nommé professeur d'orgue au Conservatoire de Paris en remplacement de François Benoist. Pour obtenir ce poste, il doit devenir citoyen français. Il prend officiellement possession de sa classe en février 1872. Il comptera parmi ses nombreux élèves Vincent d'Indy, son futur biographe.
Tombe de César Franck au Cimetière du Montparnasse. (Médaillon d'Auguste Rodin)
La période allant de 1874 jusqu'à sa mort est celle d'une intense créativité : oratorios, œuvres pour piano, quatuors à cordes, sonate pour violon, ballet, poèmes et variations symphoniques, pièces diverses pour orgue.

En 1884, Ernest Chausson organise deux concerts pour honorer César Franck, qui se voit récompensé par les Palmes académiques, ce qui déçoit Gabriel Fauré4.

En 1885, il est décoré de la Légion d'honneur, et devient l'année suivante président de la Société nationale de musique.

Au début du mois de juillet 1890, César Franck est victime d'un accident de fiacre à Paris. Alors qu'il se rend chez un ami pianiste, son fiacre est heurté par un omnibus, ce qui occasionne au musicien une blessure au côté droit. On diagnostique une pleurésie.

Si le musicien semble se remettre, la progression de l'emphysème du poumon dont il est atteint ne manque pas d'inquiéter son médecin. Un nouveau traitement est tenté, mais l'état de santé du patient ne cesse de s'aggraver. A-t-il pu se rendre à son orgue de Sainte-Clotilde pour y jouer ses trois Chorals ? La question reste entière.

Franck s'éteint au milieu des siens le 8 novembre 1890, au petit matin. Il repose maintenant au Cimetière du Montparnasse (c'est sa seconde sépulture).

Un monument à sa gloire fut inauguré le 22 octobre 1904 dans le square de Sainte-Clotilde à Paris par des discours de Vincent d'Indy et de Justin Germain Casimir de Selves préfet de la Seine, qui les remirent à la ville de Paris5.

Plusieurs établissements portent son nom en France ainsi qu'en Belgique, dont une rue à Liège, sa ville natale.
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Re: L'orgue

Message par AntoineOrgue le 09.11.17 16:38

Si le merveilleuse instrument que l'orgue est vous plais, voici un "C'est Pas Sorcier " sur l'Orgue

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Re: L'orgue

Message par AntoineOrgue le 09.11.17 19:56

Toccata Dorienne De Bach


Biographie de bach:

né à Eisenach le 21 mars 1685 (31 mars 1685 dans le calendrier grégorien), mort à Leipzig le 28 juillet 1750, est un musicien, notamment organiste, et compositeur allemand.

Membre le plus éminent de la famille Bach — la famille de musiciens la plus prolifique de l'histoire —, sa carrière s'est entièrement déroulée en Allemagne centrale, dans le cadre de sa région natale, au service de petites municipalités, de cours princières sans importance politique, puis du conseil municipal de Leipzig qui lui manifestait peu de considération : il n'a ainsi jamais pu obtenir un poste à la mesure de son génie et de son importance dans l'histoire de la musique occidentale, malgré la considération de certains souverains allemands, tel Frédéric le Grand, pour le « Cantor de Leipzig ».

Orphelin de bonne heure, sa première formation a été assurée par son père Johann Ambrosius Bach, puis par son frère aîné Johann Christoph Bach, mais il a aussi été un autodidacte1 passionné de son art, copiant et étudiant sans relâche les œuvres de ses prédécesseurs et de ses contemporains, développant sa science de la composition et particulièrement du contrepoint jusqu'à un niveau inconnu avant lui et, depuis lors, jamais surpassé2. Johann Sebastian Bach a été un virtuose de plusieurs instruments, le violon et l'alto, mais surtout le clavecin et l'orgue. Sur ces deux derniers instruments, ses dons exceptionnels faisaient l'admiration et l'étonnement de tous ses auditeurs ; il prétendait jouer tout à première vue, et pouvait improviser sur le champ une fugue à trois voix. Il avait aussi une compétence reconnue et très sollicitée en expertise de facture instrumentale.

À la croisée des principales traditions musicales européennes (pays germaniques, France et Italie), il en a opéré une synthèse très novatrice pour son temps. Bien qu'il n’ait pas créé de forme musicales nouvelles, il pratiqua tous les genres existant à son époque à l’exception de l’opéra : dans tous ces domaines, ses compositions, dont seules une dizaine ont été imprimées de son vivant, montrent une qualité exceptionnelle en invention mélodique, en développement contrapuntique, en science harmonique, en lyrisme inspiré d’une profonde foi chrétienne. La musique de Bach réalise l'équilibre parfait entre le contrepoint et l'harmonie avant que cette dernière prenne le pas à partir du milieu du xviiie siècle. Il est en particulier le grand maître de la fugue, du prélude de choral, de la cantate religieuse et de la suite qu’il a portés au plus haut degré d’achèvement. La principale destination de ses œuvres a beaucoup dépendu des fonctions exercées : pièces pour orgue à Mühlhausen ou Weimar, instrumentales et orchestrales à Cöthen, religieuses à Leipzig notamment.

Ses contemporains l’ont souvent considéré comme un musicien austère, trop savant et moins tourné vers l’avenir que certains de ses collègues. Il a formé de nombreux élèves et transmis son savoir à plusieurs fils musiciens pour lesquels il a composé quantité de pièces à vocation didactique, ne laissant cependant aucun écrit ou traité. Mais la fin de sa vie a été consacrée à la composition, au rassemblement et à la mise au propre d’œuvres magistrales ou de cycles synthétisant et concrétisant son apport théorique, constituant une sorte de « testament musical ».

Peu connue de son vivant au-dehors de l'Allemagne, passée de mode et plus ou moins oubliée après sa disparition, pleinement redécouverte au xixe siècle, son œuvre, comprenant plus de mille compositions, est généralement considérée comme l'aboutissement et le couronnement de la tradition musicale du baroque : elle a fait l’admiration des plus grands musiciens, conscients de son extraordinaire valeur artistique. Objet d'un culte chez les musicologues et musiciens3 qui a cependant pu susciter l'ironie de Berlioz4, Jean-Sébastien Bach est, de nos jours, considéré comme un des plus grands compositeurs de tous les temps, si ce n'est comme le plus grand5.

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Re: L'orgue

Message par Nathalie belcantiste le 09.11.17 20:38

Coucou Antoine et merci mille fois d'avoir partagé une musique du divin Bach surnommé le Cantor de Leipzig ! Il me semble qu'il a tout composait tout depuis son orgue. Un compositeur hors du temps et de l'espace comme sa musique !
Gros bisous et bonne soirée
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Re: L'orgue

Message par Nathalie belcantiste le 09.11.17 21:16

Je viens de découvrir que tu avais posté deux vidéos. Je suis en train de regarder la première. Merci Antoine

Je te poste le lien des plus belles musiques d'orgue.

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Re: L'orgue

Message par Géraldine le 09.11.17 21:41

Merci pour les vidéos 😊😘

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Re: L'orgue

Message par AntoineOrgue le 10.11.17 17:15

Alexandre Guilmant - Final de la Sonate N° 1 d-moll op.42

Biographie de Guilmant :

Élève de son père Jean-Baptiste Guilmant (1794-1890), il prend des leçons d'harmonie auprès de Gustave Carulli à Boulogne. En 1860, il se perfectionne à Bruxelles auprès de Jacques-Nicolas Lemmens. Il devint organiste et professeur au conservatoire de sa ville natale. En 1871 il fut nommé à l'orgue de l'Église de la Sainte-Trinité, à Paris, poste qu'il occupera pendant trente ans. En 1878, il tient l'orgue du Trocadéro construit pour l'Exposition universelle. Dès lors, sa carrière de concertiste virtuose démarre : il se produit en Europe comme en Amérique et au Canada.

Il fonde en 1894 la Schola Cantorum (avec Louis-Lazare Perruchot, Charles Bordes et Vincent d'Indy), et succède à Charles-Marie Widor à la classe d'orgue du Conservatoire de Paris en 1896. Avec André Pirro, il publie une collection de partitions, les Archives des Maîtres de l’Orgue, rassemblant les compositions de nombreux auteurs classiques français (en 10 volumes, de 1897 à 1910). Il procède de la même façon pour des maîtres étrangers avec L’École classique de l’Orgue (25 volumes en tout, de 1898 à 1903).

En 1902, il démissionne de son poste à la Trinité car on avait, sans son accord, procédé à des travaux sur l'orgue Cavaillé-Coll, durant son absence pour une tournée de récitals aux États-Unis. À la suite de la recommandation de Louis Vierne, il est nommé organiste honoraire de Notre-Dame de Paris.

Parallèlement, il se consacre à la composition, et particulièrement pour son instrument. On peut citer ses Pièces dans différents styles (18 collections en tout), ses 8 Sonates, ou dans un registre plus liturgique ses Noëls op. 60, ses Soixante interludes dans la tonalité grégorienne, les 12 cahiers de L’Organiste pratique, les 10 cahiers de L’Organiste liturgiste … Ce qui laisse au total une œuvre très importante, d’autant plus qu’outre la musique pour orgue, Guilmant a composé de la musique de chambre, de la musique vocale (notamment des messes pour chœur et orgue), une symphonie cantate (Ariane), ainsi qu'une scène lyrique (Bethsabée).

Il convient de souligner que ses sonates pour orgue, bien que baptisées ainsi par son auteur, sont en réalité des symphonies pour orgue dont elles suivent la forme et la structure. Dans le domaine de l’orgue symphonique, on lui doit Légende et Final symphonique en ré mineur, opus 71 composé en 1888, et Morceau symphonique en la mineur, opus 75, composé en 1892.

Il a également transcrit pour orgue, Le Cygne [archive], tiré du Carnaval des Animaux de Camille Saint-Saëns.

Parmi ses élèves, on peut citer Joseph Bonnet, Nadia Boulanger, Marcel Dupré, Émile Poillot et l'organiste américain William Carl.
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Re: L'orgue

Message par Nathalie belcantiste le 10.11.17 17:39

Coucou Antoine et merci pour ce nouveau choix musical très agréable ainsi que la biographie de ce compositeur que je ne connaissais pas du tout. J'ai lu qu'il avait transcrit pour l'orgue le cygne extrait du carnaval des animaux. Je vais essayer de trouver cela sur you tube.
Bisous et bonne soirée
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Re: L'orgue

Message par Nathalie belcantiste le 10.11.17 19:00

Superbe cette transcription pour orgue du cygne de Saint Saëns
Merci

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