L'orgue

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Re: L'orgue

Message par AntoineOrgue le 10.11.17 19:09

Allegro Maestoso, 3éme Symphony, Louis Vierne

Biographie de Olivier Latry (Titulaire De L'Orgue De Notre Dame De Paris):

Après avoir commencé ses études musicales au conservatoire de Boulogne-sur-Mer avec Jacques Veyrier, il entre en 1978 dans la classe d'orgue de Gaston Litaize, au conservatoire de Saint-Maur, et suit les cours d'écriture de Jean-Claude Raynaud au conservatoire de Paris.

Professeur d'orgue dès 1983 à l'Institut catholique de Paris puis au conservatoire de Reims, il succède à son maître Gaston Litaize au conservatoire de Saint-Maur-des-Fossés en 1990. En 1995, il est nommé professeur d'orgue au Conservatoire de Paris (CNSMDP) conjointement avec Michel Bouvard.

C'est en 1985, à l'âge de 23 ans, qu'il devient par concours l'un des quatre co-titulaires des grandes orgues de Notre-Dame de Paris, aux côtés d'Yves Devernay, de Philippe Lefebvre et de Jean-Pierre Leguay, succédant à Pierre Cochereau.

Il mène une intense carrière de concertiste : il s'est produit à ce jour dans plus de quarante pays sur les cinq continents, notamment aux États-Unis où il a effectué sa première tournée en 1986 et a été invité par l'American Guild of Organists (en), devenant l'un des organistes français les plus populaires en Amérique du Nord. Ne souhaitant pas se spécialiser dans un répertoire précis, il se veut en premier lieu l'ambassadeur de la musique française du xviie au xxe siècle. Il a cependant une prédilection pour la musique de notre temps et a créé des œuvres de Xavier Darasse, Claude Ballif, Thierry Pécou, Vincent Paulet, Thierry Escaich et Jean-Louis Florentz.

Son important travail sur l'œuvre d'Olivier Messiaen a abouti à une intégrale, donnée en 2000 en trois séries de six concerts à Paris, Londres et New York.

Olivier Latry figure parmi les improvisateurs actuels les plus réputés, dans la tradition d'une lignée française d'exception qui va de César Franck à Pierre Cochereau.

Son action en faveur de l’orgue lui a permis de remporter le Prix de la Fondation Cino et Simone Del Duca, qui lui a été officiellement remis en novembre 2000 sous la coupole de l’Institut de France. Il a également reçu, au Royaume-Uni, un fellowship honoraire de la North and Midlands School of Music en 2006, et du Royal College of Organists (en) en 2007.

En 2003, Olivier Latry préside le jury du Grand Prix Florentz dont les épreuves se déroulent, chaque année, à Angers et la finale du concours a lieu sur le Grand Orgue de la Cathédrale d’Angers.

Olivier Latry est vice-président de l'association Orgue en France.

En octobre 2007 a été créée à Notre-Dame de Paris sa première œuvre pour orgue et voix, un « Salve Regina ».

Le 15 novembre 2015, lors de la messe célébrée à la cathédrale Notre-Dame de Paris par le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, en mémoire des victimes des attentats du 13 novembre et pour la France, il improvise, pendant l'offertoire, une Marseillaise particulièrement remarquée.

Il compose aussi ponctuellement des airs pour le bagad Keriz, dans lequel jouent deux de ses frères1.
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Re: L'orgue

Message par Nathalie belcantiste le 10.11.17 19:12

Merci pour cette nouvelle vidéo ainsi que la biographie. Je vais finir par m'y connaître un minimum dans le domaine de la musique pour orgues car j'avoue que mes connaissances sont assez limitées. Mis à part Bach je ne connais rien.
Merci Antoine gros bisous et à demain
plume bonjour
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Re: L'orgue

Message par Géraldine le 10.11.17 19:18

Merci pour les vidéos et les textes monsieur l'incollable sur l'orgue ! A demain bisous 😊😘

Envoyé depuis l'appli Topic'it

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Re: L'orgue

Message par AntoineOrgue le 11.11.17 9:44

Marchand - Grand Dialogue en Ut Majeur


Biographie de Marchand:

Louis Marchand est issu d'une famille d'organistes. Très précoce, il est titulaire de l'orgue de la cathédrale de Nevers à 15 ans. Une dizaine d'années plus tard, ayant quitté Nevers, il est titulaire de celle d'Auxerre, poste qu'il occupe quatre ou cinq ans avant de s'établir à Paris.

Il est très ambitieux et aussi de caractère impossible, ce qui lui vaut de nombreux démêlés avec son épouse (de la famille des Denis, célèbres facteurs de clavecins) et ses collègues musiciens (il n'hésite pas à s'attribuer les compositions de ceux-ci, par exemple les Bergeries de Couperin). Bientôt installé à Paris, son talent et ses intrigues lui permettent d'être titulaire de l'orgue de plusieurs églises, notamment Saint Benoit et le couvent des Cordeliers, et de succéder en 1708 à Guillaume-Gabriel Nivers dans l'une des charges d'organiste de la Chapelle Royale.

Son mauvais caractère lui vaut sans doute de devoir quitter cette fonction en 1713. Selon la rumeur, en fait, il se serait senti tellement accaparé par son ex-femme, qui lui réclamait en permanence la moitié de ses gains, qu'un jour de 1713, devant honorer la messe à la Chapelle royale de Versailles, il aurait quitté la tribune (en présence du Roi) en plein milieu de l'office, prétextant que si on ne l'acquittait plus que de la moitié de son salaire, il ne se voyait guère obligé de s'acquitter de plus de la moitié de l'office. À une remarque de Louis XIV sur ses mains, qu'il avait trouvée désobligeante, Louis Marchand avait rétorqué par une autre … sur les oreilles du monarque. Incidents à la suite desquels on lui aurait gentiment conseillé de s'exiler, afin d'éviter des peines plus sévères – Louis XIV lui ayant nonobstant toujours conservé une grande affection. Il entreprend alors — contraint et forcé — un voyage en Europe, notamment en Allemagne, où sa virtuosité lui vaut un succès considérable auprès des grands et la jalousie de ses confrères musiciens qui n'apprécient ni son talent, ni son caractère.

C'est à Dresde en 1717 qu'il se serait1 dérobé à une joute musicale prévue avec Johann Sebastian Bach en quittant la ville de bon matin. Cet épisode est rapporté avec imprécision et selon différentes versions dont deux sont tardives : CPE Bach était très jeune et Marpurg pas encore né en 1717. Aucun contemporain ne relate cette rencontre hypothétique mais qui eût pu se produire, ce genre de joutes musicales étant fort prisé : Marchand aurait pu vouloir éviter la confrontation avec Bach, qu'il ne connaissait pas auparavant et dont il aurait reconnu les dons impressionnants de virtuose et d'improvisateur. Cette soi-disant rencontre, complaisamment reportée de siècle en siècle, relève plus de l'hagiographie de Bach que de la réalité ; on peut y voir paradoxalement un hommage à Louis Marchand.

Il revient ensuite en France pour y terminer une carrière plus discrète et rangée d'organiste et de professeur. Parmi ses élèves attestés ou supposés figurent Pierre Du Mage, Jean-Adam Guilain et Louis-Claude Daquin.
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Re: L'orgue

Message par Nathalie belcantiste le 11.11.17 10:01

Coucou Antoine 
Il me semble connaître cette oeuvre 
Il est possible que je je l ai entendue jouée par ton père 
Bisous bon week end et merci pour la biographie
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Re: L'orgue

Message par AntoineOrgue le 11.11.17 22:45

Pour te rementais le morale nath ; )

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Re: L'orgue

Message par Nathalie belcantiste le 12.11.17 12:33

Merci beaucoup Antoine cela me fait plaisir de voir ton père jouer la marche turque lol le passage sans le son et les gens qui applaudissent bisous et bon dimanche
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Re: L'orgue

Message par Nathalie belcantiste le 12.11.17 21:45

Coucou Antoine,

Voici ma musique du jour :

Mozart et l'orgue



Bonne fin de soirée et plein de bisous

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Re: L'orgue

Message par AntoineOrgue le 14.11.17 17:52

Bolero de pierre cochereau



Biographie de Pierre Cochereau:

Pierre Cochereau choisit la musique après ses études secondaires et une année de droit. Après avoir commencé l'orgue avec Marie-Louise Girod, et travaillé ensuite avec André Fleury, il entre au Conservatoire de Paris où il reçoit l'enseignement de Marcel Dupré, Maurice Duruflé et Noël Gallon. Il y obtient les premiers prix d'orgue, d'harmonie, d'écriture et d'histoire de la musique. Marcel Dupré avait très tôt reconnu son talent, et dira de lui, plus tard, qu'il était un phénomène sans équivalent. Dès 1942, il est titulaire de l'orgue de Saint-Roch et devient en 1955 titulaire des grandes orgues de la Cathédrale Notre-Dame de Paris,sans concours. Il avait en réalité déjà joué cet instrument, au cours d'une messe, improvisant un offertoire, sous les yeux de Léonce de Saint Martin, alors titulaire.

Il fera de cette tribune parmi les plus célèbres, un lieu d'accueil pour les organistes du monde entier auxquels il cédera ses claviers tous les dimanches après-midi pour des auditions d'une heure au cours desquelles tous les styles d'œuvres pour orgue auront droit de cité. Ces concerts remarquablement présentés par Jehan Revert, maître de chapelle de Notre-Dame, seront à sa demande systématiquement enregistrés, ce qui fait de ces archives un témoignage inestimable du « jeu » organistique aux xxe et xxie siècles. Il faisait preuve pour le répertoire propre à cet instrument d'un remarquable éclectisme, admettant lors de ces auditions les œuvres les plus modernes à son époque d'Arvo Pärt à Iannis Xenakis, en passant par des compositeurs sous-estimés tels Georges Delerue qui lui écrivit (et pour Roger Delmotte) une Sonate pour trompette et orgue.

Au long des trente années qu'aura duré son titulariat, Pierre Cochereau aura eu à cœur d'entretenir puis de relever « son » orgue, chef-d’œuvre (1868) du facteur Aristide Cavaillé-Coll. À cette fin, il fera d'abord appel à Jean Hermann puis, à la mort de celui-ci, à Robert Boisseau et Jean-Loup Boisseau. Sous son égide, puis celle de ses successeurs, ceux-ci (auxquels il convient d'associer Bertrand Cattiaux) feront de cet instrument d'exception ce qu'il est aujourd'hui. Mais comme il fallait s'y attendre, les avis seront très partagés quant aux adjonctions qu'il « subit » dans les années 1960-1970 (impliquant entre autres son électrification et sa réharmonisation et le dépavillonnage des fonds, donc la transformation profonde d'un chef-d’œuvre de Cavaillé-Coll) et aux travaux ultérieurs, qui par certains aspects reviendront d'ailleurs en arrière.

Contrairement à la plupart de ses collègues de l'époque, Pierre Cochereau était, avec les Souberbielle, Jean-Albert Villard et quelques autres organistes un peu plus jeunes, tels Michel Chapuis, Francis Chapelet ou encore Xavier Darasse pour ne citer que les plus emblématiques, très compétent en matière de facture d'orgue, qu'elle soit orientée vers un retour à la « tradition » ou empreinte de modernité, et le travail manuel ne lui était pas étranger, pas plus que ne lui étaient étrangères les compétences en matière d'administration.

Il est aussi directeur du Conservatoire du Mans de 1949 à 1956, de celui de Nice de 1961 à 1979 et est enfin chargé de créer ex nihilo à Lyon, à côté du CNR, le second Conservatoire national supérieur de musique en France, dont il restera le directeur jusqu'à sa mort en 1984. En plus d'être un grand organiste aux interprétations à la fois brillantes et respectueuses de la tradition du répertoire d'orgue classique, romantique et contemporain, il est particulièrement réputé pour ses dons exceptionnels et son solide métier d'improvisateur. Du fait de leur richesse d'invention et de leur perfection formelle, nombre de ses improvisations ont été publiées en partition et réenregistrées par d'autres interprètes, ce qui est rare (un autre cas connu étant les improvisations de Charles Tournemire).

Pierre Cochereau fut aussi, beaucoup plus simplement, un « organiste d'église » aussi présent à sa tribune que sa carrière de concertiste et de pédagogue le lui permettait. Sa connaissance approfondie du chant grégorien et plus généralement de la musique liturgique faisait de ses interventions au cours des offices, soit en accompagnant soit en improvisant, d'inoubliables moments de musique.

Pierre Cochereau fut le premier à sortir « physiquement » l'orgue de ses lieux de prédilection, en faisant des tournées, accompagné le plus souvent de son ami trompettiste Roger Delmotte, avec son orgue « itinérant » à tuyaux, d'une dizaine de jeux (facteur : Philippe Hartmann) qu'il transportait dans une remorque attelée à l'une de ses toujours somptueuses automobiles.

Pierre Cochereau fut aussi avec Pierre Firmin-Didot cofondateur du Grand Prix de Chartres, concours d'orgue de renommée internationale, qui eut pour originalité d'instituer à côté du traditionnel prix d'interprétation, un tout aussi important prix d'improvisation.

Même si nombre d'improvisateurs prétendent être son « fils spirituel », Pierre Cochereau est partiellement méconnu de nos jours. Son œuvre musicale écrite est de qualité, mais peu abondante. Il laisse en revanche, sur des centaines de bandes Revox bien conservées, une immense quantité d'improvisations (et aussi, mais en moins grand nombre, d'œuvres du répertoire) enregistrées au cours des offices et en concert à Notre-Dame. L'écoute analytique de la somme de ces enregistrements effectués sur une période allant globalement de 1965 à sa mort et réalisés avec talent et assiduité par François Carbou devrait permettre de comprendre et d'apprécier la réalité de cet artiste unique et, malgré les honneurs de son vivant, mystérieusement atypique et particulièrement flamboyant.

Pierre Cochereau est décédé d'une rupture d'anévrisme2 dans la nuit du 5 au 6 mars 1984 à Lyon, à l'âge de 59 ans.

Il avait eu avec sa femme Nicole deux enfants qui sont aussi devenus musiciens : Jean-Marc, chef d'orchestre et directeur du conservatoire à rayonnement régional de Tours, et Marie-Pierre, harpiste.

Une rue porte son nom à Montpellier ainsi qu'une avenue à Roquevaire.
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Re: L'orgue

Message par Nathalie belcantiste le 14.11.17 20:58

Coucou Antoine et merci mille fois d'avoir partagé cette sublime musique pour orgue ainsi que la biographie de ce compositeur qui m'était totalement inconnu avant ton post. Gros bisous et désolée pour le retard (comme tu le sais, j'étais à lenval avec Jennifer)
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Re: L'orgue

Message par Nathalie belcantiste le 17.11.17 18:05

Voici une version pour orgue du premier mouvement de la célèbre 5ème symphonie de Beethoven

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